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Les Claret de Fleurieu


Les Claret de Fleurieu, seigneurs de la Tourette, une grande famille d'Eveux.

Le domaine de la Tourette, tel que nous le connaissons aujourd'hui, a vu son agrandissement et son embellissement réalisés en grande partie par la famille Claret.

Au départ il y a Pierre Claret (mort avant 1613), originaire de Nantua, qui s’installe à Lyon comme marchand espinglier. [1]

 Son fils cadet Claude Claret (1590-1647) perpétue la tradition familiale de négoce tout en la développant, en particulier grâce à un mariage avantageux, comme son père l’avait fait, avec la fille d’un bourgeois lyonnais.

L’un de ses fils Jean  Claret, (1620-1704) achète en 1681, avec son frère Blaise (1614-1688), la maison forte de la Tourette, le 23 septembre 1681, à Jean Michon, bourgeois de Lyon. C’est une maison forte ayant appartenu au siècle précédent à Messire Alexandre de la Tourette. [2]

Le 28 octobre 1682, un acte notarié nous donne la description complète des bâtiments qui demandent beaucoup de travaux de réparations. [3]

À la mort de son frère, en 1688, Jean Claret devient seul propriétaire.

Jean Claret marque un réel changement dans l’ascension sociologique des de Fleurieu.

Tout en continuant le négoce, il devient marchand bourgeois de Lyon, puis  échevin de la Ville en 1689-1690. Il obtint également une charge importante en devenant secrétaire du roi, maison et couronne de France et de ses finances en la généralité de Lyon. Étape fondamentale dans l’évolution de la famille de Fleurieu puisqu’elle s’accompagna de l’acquisition d’une seigneurie, celle de la Tourette, corollaire systématique à l’achat de la première charge ou à l’exercice du premier échevinat. Jean Claret de la Tourette permit donc le passage de la position de marchand bourgeois de premier plan à celle, tant appréciée de son milieu, que confère l’appartenance à la noblesse de robe.

Son fils Jacques Claude Claret (1656-1741), dit « Président de la Tourette », chevalier, seigneur de la Tourette, Fleurieu, Saint-Pierre, Eveux, Bélair, Le Colombier, Eyrieu, etc… est conseiller du roi en la sénéchaussée et siège présidial de Lyon par lettres du 10 janvier 1687, lieutenant-général aux dits sièges,  mais il fut surtout président à la Cour des Monnaies. [4]

Cette dernière fonction marque le sommet de l’évolution sociale des Claret. C’est lui qui aurait acheté le château de Bélair, sur la commune de Fleurieux, aux De Bretagne, successeurs de Mathieu Micolier. Jacques Claret épousa Bonne Michon en 1690, dont la famille possédait le fief de La Tourette avant 1681 (Jean Michon, marchand bourgeois de Lyon propriétaire de La Tourette, était marié à Etiennette Claret, née en 1621).

  Partie du Plan géométral du parc de la Tourette de 1776 ( ADR 10G 2443), montrant les bâtiments, les jardins dont une "salle de marronniers  pour 1 bicherée ¼, des arbres étrangers pour 1 bicherée moins 1/16, un jardin d’hyver "

J.C. Claret occupa l’une des charges les plus prestigieuses. De plus, les rapports entre la Cour des monnaies et le milieu intellectuel lyonnais, à travers sa forme la plus achevée, celle de l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts, furent très étroits durant tout le XVIIIème siècle ; par ailleurs, son attitude à l’égard des arts fut celle d’un riche amateur qui protégea les artistes lyonnais de son temps et acheta de nombreuses œuvres. Ainsi les goûts de J.C. Claret de la Tourette s’orientèrent vers les trois pôles culturels privilégiés à cette époque : la peinture, les livres, les monnaies.

La peinture fut son premier centre d’intérêt, puisqu’il fit richement orner son hôtel de la rue de Boissac par Daniel Sarrabat (1666-1748).

Il constitua également une bibliothèque, dont le développement fut surtout l’œuvre de son fils Jacques Annibal. Cet ensemble était considéré au XVIIIème siècle comme l’un des plus beaux de Lyon pour le choix des matières représentées, la rareté des éditions et la beauté des reliures.

Les Claret de la Tourette portaient : "d’argent à la bande d’azur chargée d’un soleil d’or".

 Le dernier centre d’intérêt concerne la collection de monnaies qu’il acquit le 14 décembre 1717 du chanoine Roman de Rives. Ce médaillier sera acquit par le Consulat  de Lyon en 1733. [5] 

Jacques Annibal Claret (1692- 1776) dit Président de Fleurieu. Il fut donc le premier "de Fleurieu" de la famille Claret.

Conseiller du roi en ses conseils, reçu président en la cour des monnaies, le 1er août 1718 à la place de son père, lieutenant criminel, prévôt des marchands et commandant pour le roi en la ville de Lyon de 1740 à 1745.

Reçu à l’Académie de Lyon en 1716, secrétaire perpétuel en 1736 pour la classe des Belles-Lettres. Son statut de secrétaire de l’Académie lui apporta l’équivalent de l’acquisition d’une seigneurie, pour son grand-père ou de la constitution d’un patrimoine culturel pour son père : une consécration prestigieuse.

Jacques Annibal fut un lettré, à l’exemple de son père, dont il se plut à augmenter la bibliothèque et les collections. D’après Pernetti, sa bibliothèque était une des plus belles de Lyon par le choix des matières et la beauté des reliures.

  Fer à dorer de Jacques Claude Claret

C’est essentiellement lui qui, par achats et échanges de terres et de bois, agrandit et organisa le domaine de la Tourette dans les limites que nous lui connaissons aujourd’hui ; 80 ha clos de murs (20 ha devaient faire partie du domaine hors les murs soit au total 99 ha 17a 31 ca). [6]

Le mur de clôture qui mesure environ 4 km aurait été construit ou terminé vers 1774, si l’on en croit une date relevée sur une pierre scellée, à l’angle sud-ouest.

 Il décède dans son château de la Tourette le 18 octobre 1776 et repose dans l’église d’Éveux. [7]

Jacques Annibal eut  neuf enfants dont quatre garçons :

- 1 / Camille, le fils aîné (1727-1796),  eut une existence assez agitée. Il fut conseiller du roi en ses conseils, premier Président au bureau des finances de la généralité de Lyon à 25 ans. Mais pour son malheur, il fut dans les quinze dernières années de sa vie trésorier de la Compagnie Perrache. Avec son fils Jean-Jacques ils connurent la mauvaise fortune de cette « Compagnie des Associés aux travaux du midi de Lyon ».

Camille fut le dernier à porter le titre de seigneur de Bélair. Le château de Bélair aurait été vendu vers 1786 à Benoît Valous (1714-1797), ou à son fils Jérôme (1750-1829).

Le fils de Camille, Jean-Jacques Claret de Fleurieu (1766-1826), fit une carrière militaire, officier aux carabiniers royaux. Trésorier général de la Compagnie Perrache. C’est lui qui vendra la Tourette en 1801. [8]

- 2 / Marc Louis Antoine  (1729-1793) dit « le botaniste »

 Il fut lui aussi Conseiller à la cour des Monnaies mais, après vingt années d’exercice, il renonce à ses fonctions pour se consacrer entièrement à ses études sur l’histoire naturelle et plus particulièrement la botanique, en faisant une place à l’archéologie et à l’histoire.

Entré à l’Académie à 25 ans, section des sciences, il est à 38 ans secrétaire et le restera jusqu’à sa mort. Son père Jacques Annibal était aussi de l’Académie mais à la section Lettres. Marc-Antoine ne fut pas seulement un amateur érudit mais réellement un savant. En botanique il innova en étudiant, avant les autres, les lichens y compris les espèces habituées à d’autres climats. Il rassembla aussi une collection d’insectes et une collection de minéraux.

Dès 1763, il entreprend d’installer le jardin botanique de l’école vétérinaire de Lyon, prévu sur les pentes de la Croix Rousse, et cela avec l’aide de l’abbé Rozier. Puis il installe pour lui, un jardin d’acclimatation important sur les pentes de Fourvière.

En 1766, c’est dans le parc de la Tourette qu’il organise un parc botanique où l’on comptera bientôt plus de 3000 espèces, arbres, plantes et arbres étrangers.

Son herbier de plus de 1000 plantes est au parc de la Tête d’Or.

Il rencontra ou fut en correspondance avec les botanistes de son époque : Linné, Bruyset, Haller, Gilibert, Bernard de Jussieu et Jean-Jacques Rousseau son ami sans compter l’abbé Rozier déjà cité.

Le plus important travail laissé par Marc Antoine est « Démonstrations Elémentaires de Botanique » Lyon 1766, 2 vol. in-8, parfois attribué exclusivement à tort à l’abbé Rozier. Le succès fut certain malgré l’époque défavorable : 4 éditions en 18 ans. L’abbé Rozier prêta son concours pour la première édition et la quatrième fut augmentée par Jean Emmanuel Gilibert, autre botaniste qui fut médecin et Maire de Lyon. Cet ouvrage était destiné à l’instruction des élèves de l’École Vétérinaire récemment fondée par Bourgelat . [9]

Marc Antoine resta célibataire et mourut en 1793 après une courte maladie dans son lit durant le siège de Lyon à 64 ans.

-3 / Charles Pierre comte de Fleurieu, (1738-1810), dit « le marin »

Dernier fils de Jacques Annibal, Charles Pierre fut le plus célèbre et encore aujourd’hui le plus connu des Claret de Fleurieu.

Engagé dans la marine dès l’âge de 17 ans, il participe aux campagnes de la guerre de Sept Ans qui se termine en 1763.

Il éprouve, lors d’une campagne en mer d’une année, la première montre marine à secondes que Ferdinand Berthoud a inventée, laquelle facilite le calcul des longitudes.

Ces horloges marines, qu’il perfectionna avec Ferdinand Berthoud pour les expérimenter ensuite, furent l’objet de luttes sourdes avec Leroy, horloger du roi. Finalement la confiance était donnée à Charles Pierre et Berthoud et ce fut la campagne de la frégate l’Isis dont le commandement fut confié à Charles Pierre Claret de Fleurieu de l’automne 1768 au 11 octobre 1769.

La montre pratiquement invariable indiquait l’heure d’après le moment du départ du bateau, comme s’il était resté à quai. Connaissant ensuite par l’astronomie l’heure réelle sur le bateau, à l’endroit où il se trouve, on peut facilement déterminer sur la carte la position exacte du navire et sa longitude.

Le résultat de ses observations fut publié en 1773 dans «  Voyage fait par ordre du roi, pour éprouver les horloges marines ».

Lieutenant de vaisseau en 1776, voulant se consacrer à la rédaction d’une histoire de la navigation, il proposa sa démission que Louis XVI refusa. Celui-ci créa en 1777 en sa faveur, la place de Directeur des Ports et Arsenaux de la marine, poste qu’il conserva 15 années.

C’est de cette place qu’il a dirigé presque tous les plans d’opérations navales de la guerre de 1778 à 1783 contre l’Angleterre, comme ceux de toutes les campagnes de découvertes, telle celle de La Pérouse.

Nommé par le Roi, Ministre de la Marine et des Colonies le 27 octobre 1790, il souhaitait, et le roi aussi, séparer la marine des colonies, mais l’assemblée fut d’un avis contraire et il démissionna le 15 avril 1791.

Il se marie à 54 ans avec Aglaé-Françoise Deslacs d’Arcambal et eut trois enfants, un fils mort jeune et deux filles dont Caroline (Madame de Saint Ouen) assurera la descendance.

Emprisonné sous la terreur, le savant retrouve la liberté au bout de quelques mois. Il appartient au Bureau des Longitudes et à l’Institut (1795), siège au Conseil des Anciens dont il est exclu après le 18 Fructidor. Membre du Conseil d’État en 1797, il préside la section de la Marine et assure à plusieurs reprises entre 1803 et 1804, l’intérim de la Marine. Intendant général de la maison de l’Empereur en juillet 1804, sénateur en 1805, il achève sa carrière en 1808 comme gouverneur des Tuileries et comte d’Empire. [10]

 Il mourra le 18 août 1810 d’une hémorragie cérébrale. En récompense de ses beaux services, Napoléon 1er l’honora de funérailles nationales.

Pour honorer sa mémoire son nom fut donné à la péninsule au sud d’Adélaïde en Australie "La péninsule Fleurieu", C’est l’explorateur français Nicolas Baudin qui en 1802 cartographie la côte sud de l’Australie qui la nomme ainsi en hommage à l’éminent navigateur.

Ainsi que nous l’avons déjà dit le domaine de la Tourette sera vendu par Jean Jacques fils de Camille en 1801, à la suite d’engagements financiers très importants dans la Compagnie Perrache dont il était le trésorier général.

Marié à 25 ans avec Aglaé-Philippine Calyxte Sanson de Sansal, il eut un fils unique : Alphonse Robert Annibal qui se mariera en 1821 avec Claudine Clapperon de Millieu. Elle apportera le château de Laye à Saint-Georges-de-Reneins, où la famille fera une nouvelle souche. Tous les Claret de Fleurieu connus aujourd’hui  sont des descendants de Camille Jacques. Marc Antoine « le botaniste» étant resté célibataire, et Charles Pierre « le marin » n’ayant eu que deux filles. Gaspard Claude 3ème garçon, était prêtre du diocèse (?)(1731-1785).

Pierre Forissier

Sources :
Émile Bertholon - Nombreuses notices sur :  Camille Jacques Annibal Gaspard Claret  - Marc Louis Antoine Claret dit La Tourette, Le Botaniste - Un Lyonnais Eveusien au panthéon : Le chevalier de Fleurieu : Charles Pierre Claret - Jean-Jacques Claret de Fleurieu.
Baudrier J. : « Les Claret de la Tourette et de Fleurieu », Bibliophiles Lyon A. Rey Imprimeurs, 1909
A.D.R. : Fonds Léon Galle Portraits, B 649
Planet François : Le Cabinet de Fleurieu : de la « galerie de portraits au musée ». Bulletin des musées et monuments lyonnais N° 1 – 1991. Étude sur le Médaillier de la ville de Lyon et sur la collection de Fleurieu, avec une notice sur l’ascension sociale et culturelle des de Fleurieu.
Plan géométral de la Tourette, A.D.R. 10 G 2443
Terrier Cartier Fond de Savigny, A.D.R. H 269-270

Notes :

 [1] Une généalogie de la famille Claret se trouve dans le fonds Frécon, aux archives départementales

 [2] ADR. Carte terriste 1H 269-270. Fonds de Savigny. Terrier Cartier, 1689 « …des 1er et 3eme articles de la réponse de noble et sage personne Mre Alexandre de la Tourette, Conseiller du Roi, président de ses monnoyes faite devant ledit Carrand notaire royal le 27ème janvier 1576 et (…) des biens aussi reconnus aud. Ter(rier) Carrand ». Toujours d’après ce terrier, la Tourette s’appelait auparavant Montagny.

 [3] ADR E 1443 Durand «  Description de la maison forte de la Tourette 28 octobre 1682 »

 [4] Cour des monnaies ( ou hôtel des monnaies). Les hôtels des monnaies, où l’on frappait les monnaies étaient originairement au nombre de trente ; ils furent réduits au nombre de vingt-neuf en 1738 et 16 en 1772, ayant tous leur marque particulière sur les monnaies qu’ils frappaient : Paris (A), Rouen (B), Lyon(D),…Les hôtels des monnaies exerçaient une certaine juridiction sur le fait de la monnaie. Sauf exceptions, ces juridictions subalternes ne jugeaient qu’en première instance : la juridiction souveraine en matière de monnaie appartenait à la cour des monnaies. Son ressort s’étendit à tout le royaume, si ce n’est cependant  que de 1704 à 1771, Lyon eut une cour des monnaies souveraine (M. Marion)

[5] C’est Jacques Annibal qui cédera sa collection de monnaies. Entre 1733 et 1735 la ville de Lyon acquit trois importantes collections, le cabinet Antoine Laisné, le médaillier de Fleurieu et la collection Félicien Mons de Savasse. Ces collections de monnaies augmentées de quelques antiques, formèrent dès lors le Médaillier de la Ville qui, selon l’usage du temps, constituait le complément naturel de la bibliothèque publique créée à la même époque, à l’initiative de l’Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Lyon, à partir du fonds cédé à la Ville par son fondateur, Claude Brossette ( F. Planet).

 [6] Un Plan géométral du parc de la Tourette de 1776, fait état de 767 bicherées, soit l’équivalent de 99 ha 17a 31ca.

 [7]  Son épitaphe conservée au château de Laye, à Saint-Georges-de-Reneins, est ainsi rédigée : «  Ci-gît Mre Jacques-Annibal de Fleurieu, président de la cour des marchands et commandant en la ville de Lyon, né le 12 mai 1692, décédé dans son château de la tourette, le 18 octobre 1776 ».

 [8] Les ennuis financiers provoqués par des placements importants dans la Compagnie Perrache sont une explication suffisante pour se défaire à la fois de l’hôtel de la rue de Boissac et de la Tourette. La Tourette sera vendu à Louis Pierre de Bellet de Saint-Trivier en 1801. Ainsi les Claret auront conservé la Tourette pendant 120 ans.

La famille de Saint-Trivier revendra la Tourette en 1873 Deux autres propriétaires jusqu’en 1883, date à laquelle la Tourette est acquise par le Comte Murard de Saint-Romain en 1885, pour doter sa fille lors de son mariage avec le Comte Henri Paul de Chabannes (1859-1930).( Famille de plus de mille ans d’histoire). Celui-ci continuera les restaurations de 1885 à 1914. Son épouse décédera en 1936, et la Tourette sera vendue en 1943 par sa petite fille la comtesse de Villiers, aux Dominicains.

 [9] Outre ses nombreuses publications, il est l’auteur de communications faites à l’Académie de Lyon, conservées en manuscrits dans les archives de cette Compagnie. J.Baudrier

 [10] Ses travaux hydrographiques ont rendu d’immenses services à la science et à la navigation. Son Neptune du Nord ou Atlas du Cattegat et de la Baltique, Paris 1809, est une œuvre colossale qui lui coûta 25 ans de travail et 200.000F de frais.  Il mourut pauvre à cause de la Révolution mais aussi par les sommes dépensées pour la gravure sur cuivre des cartes du Cattegat.

Il acquit le riche cabinet d’estampes du conseiller Antoine Trollier de Messimieux (prés d’Anse), forma une importante bibliothèque et la plus belle et plus importante collection de cartes géographiques.