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Vers 1880, l'Arbresle, dont la superficie totale est de 330 hectares, possède 100 hectares de vignes. Le phylloxera en détruira les trois quarts mais, dès 1886, on replante des cépages américains.

En 1903, 80 hectares de nouvelles vig...    Lire l'article


L’évêque de Durham, Robert de Stichill meurt à Arbipollis (L’Arbresle) en 1274.

En 1274, se tient le second concile de Lyon ¬†pr√©sid√© par le pape Gr√©goire X. Jacques 1er d‚ÄôAragon, l‚Äôambassadeur de Michel Pal√©ologue, empereur de Byzance, les membres du clerg√© grec¬† ainsi que 500 √©v√™ques, 60 abb√©s (dont ...    Lire l'article


Gaspard Claude de Claret de Montverdun Gouverneur de L'Arbresle

Jacques-Annibal Claret de Fleurieu eut, en plus de cinq filles, quatre fils : l'ain√©, fut pr√©nomm√© Camille Jacques Annibal Gaspard (1727-1794) ; le second, Marc Louis Antoine (1729-17963), ami de Jean-Jacques Rousseau et disciple de Jussieu, es...    Lire l'article


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Le chanvre : un arborosa hors serie


Arborosa n¬į41


Arborosa n¬į40


Film : Les personnages célèbres de L'Arbresle


La Giraudière

Simple lieu de passage sur la RN 89 le hameau de la Giraudière est chargé d'histoire et a un statut peu banal.

C√īt√© RN 89 il d√©pend de Bessenay mais d√®s l'entr√©e, ayant franchi pr√®s du centre d'apprentissage le pont sur le Cosne, vous vous trouvez √† Brussieu o√Ļ sont concentr√©s tous les commerces, puis tournant √† gauche, en direction de l'ancienne gare vous franchissez le pont sur la Br√©venne et vous vous trouvez √† Courzieu, mais dans tous les cas √† la Giraudi√®re.

Si Courzieu à un passé riche, il n'en est pas autrement pour la Giraudière qui fut longtemps un lieu de travail et de réjouissances.

Si l'on suit la chronologie, on s'int√©resse au premier abord √† la mine de charbon ¬ę fant√īme ¬Ľ car jamais r√©ellement exploit√©e.¬†

D√®s le 24 juillet 1758 le sieur Blanchet concessionnaire des mines de cuivre de Sain-Bel demande l'autorisation¬† ¬ę d'exploiter une mine de charbon de terre qu'il a d√©couvert dans le territoire de la Giraudi√®re ¬Ľ autorisation qui lui est donn√©e le 31 juillet de la m√™me ann√©e avec cependant l'obligation de donner dans les quinze mois preuves du succ√®s de son entreprise. Le 9 f√©vrier 1785 un certain La Bouillaye demande une autorisation d'exploitation pour 30 ans. La demande est appuy√©e le 1er¬† juin 1785 par l'argumentaire suivant :¬†

¬ę La concession demand√©e par messieurs les associ√©s aux mines du lyonnais, de celle de charbon de terre √† la Giraudi√®re ne para√ģt sous aucun point de vue d'avoir leur d'√™tre refus√© ; les faits expos√©s dans la requ√™te, qu'ils ont eu l'honneur de pr√©senter, √† cet √©gard, √† Monsieur l'intendant g√©n√©ral des mines, sont vrais; je me suis transport√© √† l'endroit o√Ļ cette mine est ouverte, l'exposition du local ne pr√©sente aucune difficult√© pour son exploitation, le transport du charbon sera tr√®s facile, le nouveau grand chemin de Ste Foy, joint le pont de la Giraudi√®re qui n'est pas √† 200 toises de cette nouvelle mine ; elle est distante de celle de Ste-Foy-l'Argenti√®re de plus d'une lieue et demie ; de mani√®re que dans l'√©tendue, o√Ļ les associ√©s se proposent d'ouvrir cette mine, il n‚Äôen existe aucune, la mine de Ste-Foy ne fournit plus la m√™me quantit√© de charbon que les ann√©es pr√©c√©dentes, que le public a singuli√®rement souffert l'hiver dernier de cet √©v√©nement, soit par la difficult√© de s'en procurer soit √† cause du prix qui a augment√© d'environ d'un tiers et qu'il d√©sire que la nouvelle mine ait tout le succ√®s possible; il est tr√®s vray que la mine de Sain-Bel emploie du charbon de terre pour la fonte de leur m√©tal ; il en r√©sultera du savoir de cette nouvelle mine un avantage pour l'exploitation de leur mine de m√©tal, celui de la conservation du bien et sp√©cialement celui du public. ¬Ľ

¬†¬† ¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬† sign√© ¬ę Rigottier ¬Ľ

 

Apparemment l'exploitation se poursuit mais un rapport du 12 mai 1860 indique qu'il serait trop onéreux de continuer à exploiter le puits en profondeur, et à partir de celui-ci on continue à creuser dans la longueur avec divers résultats, pour en dernier, trouver une couche d'une épaisseur de 1 mètre et d'une richesse incontestable ce qui permet le 6 février 1861 aux Sieurs Leullion de Torigny, Thomasset, Chambon, Lambert, Guinamard, Bernier, Attandre, Marcel, Robert, Attandre (Gabriel) Berger, Corradé, Fagot, Mouton d'obtenir une concession appelée de la Giraudière.

Puis de décembre 1892 à novembre 1896 des travaux de recherches s'étendent de la Giraudière jusqu'au hameau du Barange et une carte du "bassin houiller" de la Giraudière nous montre que des puits ont été creusés jusqu'aux hameaux de Corompt et du Giraud.

La mine semble ensuite en sommeil, mais un loyer est régulièrement payé aux propriétaires des terrains.

Enfin le 30 janvier 1954 la société Saint Gobain indemnise le propriétaire des terrains de la Giraudière pour "les pertes de récoltes et les dommages causés au terrain par suite des travaux de recherches et de l'exploitation d'une mine de charbon de terre se trouvant sous ledit terrain, ainsi qu'à titre de complément forfaitaire de loyer pour la période allant du jour initial de la location consentie en 1854 par mes prédécesseurs MM Chambon et Leulliet jusqu'au 31 décembre 1953.

La mine se manifesta quelques années plus tard, par l'effondrement d'une partie du pré situé derrière la gare et l'on pu constater de visu qu'elle avait bien existé.

Peut-être nous réserve-t-elle encore quelques surprises. 

La gare 

La première section de l'Arbresle à Sain Bel est mise en service le 21 novembre 1873, celle de Lyon à l'Arbresle et raccordement et de Sain Bel à Montbrison le 17 janvier 1876. La ligne fonctionne pour les voyageurs et les marchandises.   

Courzieu-Brussieu au temps de la vapeur 

Elle cessera en 1955 pour les voyageurs et le trafic marchandises cessera lui plus tard. La voie sert encore pour les trains de pierres descendant des carrières de Courzieu et de la Patte. 

Diverses gares sont desservies dont celle de la Giraudière qui prend d'abord le nom de Courzieu-Brussieu, nom qui soulève de nombreuses polémiques.

¬†Un vŇďu est √©mis en 1884 tendant √† substituer √† celle existante, la d√©nomination de Courzieu-la Giraudi√®re¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†

¬ęLe conseil g√©n√©ral consid√©rant que la d√©nomination impropre de la Giraudi√®re, qui ne s'applique qu'√† un hameau, n'indique point aux voyageurs qu'elle d√©signe en r√©alit√© la commune de Brussieu, et produit constamment des erreurs au pr√©judice desdits voyageurs qui ne connaissent pas tous la localit√© o√Ļ les appellent leurs affaires, descendent tant√īt avant tant√īt apr√®s cette gare‚Ķ √©met le vŇďu que la d√©nomination de Courzieu-Brussieu soit substitu√©e √† celle de Courzieu-la-Giraudi√®re.¬Ľ

Cette demande est refusée par une décision ministérielle du 24/1/1894, mais une nouvelle demande est faite en 1898, adoptée et contestée lors de la délibération du conseil général du 14/4/1899 par l'intervention de M Perier

¬ę Permettez-moi Messieurs de vous pr√©senter quelques observations au sujet de la d√©cision prise par votre commission g√©n√©rale en ce qui concerne la d√©nomination nouvelle √† donner √† la gare de Courzieu-la Giraudi√®re. J'accepte bien volontiers la proposition tendant √† ajouter le nom de Brussieu, mais je vous prie de rejeter la disposition qui pourrait avoir pour effet de faire dispara√ģtre le nom de la Giraudi√®re; situ√© sur trois communes, Brussieu, Courzieu, Bessenay, ce hameau a une r√©elle importance au point de vue industriel. L'usine de soierie de la maison Tabard occupe au¬† moins 200 ouvriers; d'autre part, aux scieries m√©caniques viennent encore s'ajouter le commerce des bois, celui des fromages, sans parler des petits n√©gociants dont le nombre est au moins une trentaine. Enfin la Giraudi√®re a des droits acquis puisque depuis 26 ans la gare porte son nom‚Ķ‚Ķ‚ĶJe r√©p√®te d'ailleurs que nous acceptons volontiers la d√©nomination propos√©e par la commission, de Brussieu, Courzieu, La Giraudi√®re ¬Ľ.¬†

Proposition mise aux voix et adoptée mais le ministre s'y oppose à nouveau bien que la commune de Brussieu ait accepté de payer les frais de modification en Courzieu Brussieu, dans le même temps une pétition des habitants et des industriels de la Giraudière demande le maintien du nom de ce hameau.. et le ministre tranche en maintenant le nom de Courzieu la Giraudière. En 1900 à la première session du conseil général la question est à nouveau posée, mais à la session suivante le Ministre tranche définitivement pour Courzieu-Brussieu dès lors que la compagnie P.L.M. est d'accord ainsi que la commune de Brussieu qui avait délibéré pour payer les frais de modification du nom. 

Une histoire qui a duré 16 ans, et l'on peut toujours admirer la plaque Courzieu-Brussieu sur la gare reconvertie en salle de réunions. 

N.D.L.R. : Ces pages ont √©t√© r√©alis√©es gr√Ęce aux documents communiqu√©s par Marie-Jeanne Esp√©jo, de Courzieu. Qu‚Äôelle en soit, au nom de tous les lecteurs, vivement remerci√©e.