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Antoine Porte le dernier tonnelier de l'Arbresle

Vers 1880, l'Arbresle, dont la superficie totale est de 330 hectares, possède 100 hectares de vignes. Le phylloxera en détruira les trois quarts mais, dès 1886, on replante des cépages américains.

En 1903, 80 hectares de nouvelles vig...    Lire l'article


L’évêque de Durham, Robert de Stichill meurt à Arbipollis (L’Arbresle) en 1274.

En 1274, se tient le second concile de Lyon  prĂ©sidĂ© par le pape GrĂ©goire X. Jacques 1er d’Aragon, l’ambassadeur de Michel PalĂ©ologue, empereur de Byzance, les membres du clergĂ© grec  ainsi que 500 Ă©vĂŞques, 60 abbĂ©s (dont ...    Lire l'article


Gaspard Claude de Claret de Montverdun Gouverneur de L'Arbresle

Jacques-Annibal Claret de Fleurieu eut, en plus de cinq filles, quatre fils : l'ainĂ©, fut prĂ©nommĂ© Camille Jacques Annibal Gaspard (1727-1794) ; le second, Marc Louis Antoine (1729-17963), ami de Jean-Jacques Rousseau et disciple de Jussieu, es...    Lire l'article


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Arborosa n°39


Film : Les personnages célèbres de L'Arbresle


Arborosa n°38


Hommage aux Poilus Breslois


Arborosa n°37


Claude Terrasse et ses amis

Le 20 août 2009, au Grand-Lemps, fut inaugurée une fresque représentant un groupe d'hommes qui sont passés à la postérité. Ces visiteurs célèbres se retrouvaient autour de la "fée verte" surnom donné à l'absinthe.

À l'occasion de cette inauguration, l'écrivain Mano Gentil composa cette fantaisie littéraire qui, s'appuyant sur l'image du mur peint, ne tient pas compte de l'anachronisme flagrant : en effet, Alphonse de Lamartine mourrait en 1869, alors que ses compagnons, Pierre Bonnard, Alfred Jarry, Édouard Vuillard et Claude Terrasse venaient juste de naître !

À la fraîche

Le soleil donnait à plein. Le ruban de la route s’était grisé sous les rayons blancs et puissants de cette matinée d’été. Et c’est quand elle a fait de longs mouvements avec les bras que je l’ai aperçue sur le bas-côté de la route. J’ai cru tout d’abord à un enfant. Un enfant abandonné, égaré ou trouvant le chemin trop long pour ses petites jambes. Je me suis donc arrêtée à sa hauteur et c’est une fois installée à la place du passager que j’ai vu qu’il s’agissait d’une vieille personne. Une très vieille personne. Sans attendre, elle s’est présentée: « On m’appelle Vivette »  ( Eugénie Terrasse, dite Vivette, était la fille de Claude Terrasse et d'Andrée, la nièce de Pierre Bonnard ). J’ai souri à son culot et à ce « on » qui cachait bien des choses, bien des gens, mais j’ai regretté tout de suite ma belle intention car je venais de comprendre qu’elle avait ouvert la bouche pour ne plus la refermer. Enfin jusqu’à sa disparition.

Elle a sorti de son cabas, un flacon de verre rectangulaire à fond épais qu’elle a énergiquement secoué avant de me dire en étalant un fluide crémeux sur son visage ridé : - Maman déjà ne sortait jamais au grand soleil sans son Baume automobile. C’est Papa qui le lui ramenait de Paris. Il disait qu’il aimait bien aller pour elle à la parfumerie Detaille sur les grands boulevards. Moi, je l’imaginais montant à Paris pour ses achats et aussi pour faire jouer sa musique à l’Opéra, avec son nom écrit en grand : CLAUDE TERRASSE. Parce que je ne vous l’ai pas dit, mais Papa était musicien.

Très polie, je feignais l’étonnement et l’admiration avec cependant cette envie terrible de lui dire que je n’étais pas férue d’opérette. Mais je me devais de rester convenable devant le grand âge de ma voyageuse. Et puis il y avait ce soleil qui me dema...



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