blason arbresle
Accueil >> Les Publications >> Arborosa

Il était une fois la RN7 rhodanienne

La R N 7, route mythique, cette 66 française qui relie Paris à Menton ….et à Rome fut baptisée sous le Premier Empire : Route Nationale 8 et ce n’est que sous la Restauration lorsque la France fut revenue à ses frontières naturelles qu’un reclassement des voies la fit dénommer Route Nationale 7.

Depuis quelques années, au niveau national, nombre d’ouvrages lui sont consacrés et il faut ici rendre hommage à celui qui, il y a 25 ans, a eu, le premier, l’idée de la faire redécouvrir, c’est à dire Thierry Dubois.

Le but de ce numéro hors série est de raconter l’histoire particulière d’une partie du tronçon entre Lyon et Roanne et plus spécialement entre Tassin et le Pin Bouchain, car au-delà de ce col, l’association, « les chemins du passé », sur le côté ligérien a fait un travail remarquable depuis plusieurs décades, de recherches, de publications et de remise en valeur des tracés de la RN7 et de son ancêtre, la Voie Royale.

Notre but est de raconter l’histoire particulière de cette voie qui traverse le département du « Nouveau Rhône », qui est comme un lien naturel entre Beaujolais et Lyonnais.

Cette idée, a germé à partir d’un ouvrage écrit par MM Gabriel Fouillant et Pierre Bissuel, ouvrage où ces deux auteurs ont rassemblé tout ce qu’ils ont pu trouver d’archives relatives à cette axe entre le Rhône et Loire.

Nous avons complété leur travail par de nouvelles découvertes et au lieu de le présenter sous la forme d’un recueil de pièces d’archives nous l’avons présenté sous une forme rédigée ; travail long et studieux de l’équipe de l’association de fait : « les Amis de la RN7 69 ». Vous trouverez les noms des différents rédacteurs à la lecture des sept chapitres et que tous soient sincèrement remerciés pour leur contribution.

La plus grosse difficulté dans ce projet a été de sélectionner les informations dans cette masse colossale de documents de toutes natures à notre disposition tant aux Archives Départementales du Rhône que dans les archives des communes traversées et d’essayer dans la mesure du possible d’en faire la synthèse la plus claire et la plus précise possible.

Au delà de ce travail passionnant, ce projet a créé des liens amicaux avec les membres des sociétés historiques et patrimoniales de Tassin-la-Demi-lune, Charbonnières-les-Bains, La Tour-de-Salvagny, Lentilly, Fleurieux-sur-L’Arbresle, Eveux, L’Arbresle, Bully, Pontcharra et Tarare qui toutes ont généreusement apporté leur pierre à l’édifice et ont contribué à ce que cette publication soit la plus riche possible.

L ‘association « les Amis de la RN7 69 » se sont donnés comme objectif de participer à faire de la RN7, une destination touristique en coopérant avec l’association nationale et en s’insérant dans sa dynamique globale. Cette édition n’est qu’une des premières actions dans ce sens et d’autres initiatives de natures différentes sont en préparation.

Concluons cet éditorial par quelques mots de la chanson incontournable de Charles Trénet : « Heureux Nationale 7 »

 

Daniel Broutier

Découvrir la publication

Le chanvre : un arborosa hors serie

Le Graappa, Groupe de Recherche Active des Associations du Patrimoine du Pays de l’Arbresle publie, en ce début d’année 2018, un numéro hors série d’Arborosa à son sujet.

Le chanvre comporte deux sous espèces :
En fait, il s'agit seulement de deux variétés qui diffèrent par la teneur en substances psychotropes.
- le Cannabis Sativa sativa. Il est à fibres et est soutenu par la Politique Agricole Commune dont la caractéristique majeure est d’avoir un taux de THC* résiduel inoffensif inférieur à 0.2%)
- le Cannabis Sativa Indica. (chanvre indien). Cette sous-espèce est une drogue interdite euphorisante appelée haschish, dont le taux de THC est supérieur à 5 %.

Le chanvre a été une des cultures dominantes dans le pays de l’Arbresle, avec la vigne ,pendant des siècles et les chercheurs locaux en ont retrouvé les traces dans nos communes.

Ils ne se sont pas contentés de raconter l’histoire de cette culture et de ses activités artisanales induites.

Ils sont allés plus loin, démontrant que cette plante par ses multiples qualités est pleine de ressources. Demain, dans un monde plus écologiquement respectueux de son environnement, le chanvre pourrait retrouver son importance offrant à l’homme : des produits de protection thermiques, des cosmétiques, des biocarburants, de la pâte à papier, des médicaments…et la liste n’est pas terminée.

Ce travail, nous le souhaitons, devrait faire prendre conscience que la valeur écologique de cette plante pourrait conduire à sa réintroduction dans nos vallées ? La question est posée.

Bonne lecture.

 

* THC : TetraHydroCannabinol. Au cours du dernier siècle, la sélection du chanvre industriel s’est concentrée sur l’obtention de variétés non psychotropes (C. sativa) présentant un taux de TetraHydroCannabinol inférieur à 0,2% (THC, molécule psychoactive), afin de respecter les règles en vigueur.
La culture du chanvre est soumise à déclarations officielles dans le cadre de la réglementation de la culture du chanvre en France. (règlement no 1164/89 de la Communauté européenne).
La réglementation diffère dans d'autres pays où le tétrahydrocannabinol entre dans la composition de médicaments analgésiques particulièrement efficaces.

 

Découvrir la publication

Arborosa n°41

Ce nouveau numéro, le quarante et unième ne vous parlera pas encore des fouilles de la Turdine, malgré de belles découvertes comme les restants d’un battoir à chanvre avec une partie de son dormant et de sa meule, ou les restant de la muraille médiévale du mur d’enceinte, ou les pieux d’un éventuel pont antérieur, au niveau du Cheval Blanc.

Nous l’évoquerons dans le prochain numéro de la revue. Ecrire que nous ne parlerons pas de ce chantier, n’est pas tout à fait exact car Pierre Forissier s’est penché sur l’alimentation en eau publique de la ville de L’Arbresle dont la canalisation venant de la Chana, recouverte d’un gué en 1850, a été mise à jour au cours du chantier.

Il consacre aussi un article à la famille Deville, habitant à St Germain, au lieu-dit du Muzard, dont deux de ses membres furent ingénieurs dans la nouvelle administration des Ponts et Chaussées nouvellement créée, en ce début de XVIIIème siècle. Le père et le fils ont réalisé des travaux sur cette voie royale entre Paris et Antibes et plus particulièrement à L’Arbresle où ils construisirent ou reconstruisirent deux ponts, l’un sur la Brévenne et l’autre sur la Turdine, suite aux inondations destructrices de nos deux rivières au régime « torrentiel », en 1715. Ils ont également ouvert une nouvelle voie de contournement du bourg médiéval de la ville : la rue Centrale appelée aujourd’hui rue Charles De Gaulle. Ces travaux, au niveau régional et national, sont d’une ampleur jamais vue depuis la fin de l’empire romain.

Un second article est la première partie d’un témoignage exceptionnel entre les deux guerres de la vie à l’école Champagnat. Ce dernier, écrit par une professeure qui a exercé à l’époque dans cette école, nous offre la chance de redécouvrir la vie dans cet établissement au cours d’une période révolue dont se souviennent seulement les plus âgés de notre région. Cet article a été mis en page par Jacqueline Millet et Bernard Moinecourt avec des photos et des cartes postales de Gilbert Silvestre.

La gare de L’Arbresle possède encore une grue d’alimentation en eau des trains à vapeur encore dénommée grue hydraulique. Christian Messner nous décrit l’utilité de cet équipement et son histoire qui a été indispensable au bon fonctionnement de ce type de machine pendant des décennies jusqu’à la disparition des locomotives à vapeur.

Dans chaque revue, nous consacrons aussi un article à un des Homme qui a participé à la vie de la ville et nous avons pensé qu’au moment où le centre de secours change une fois de plus de lieu, nous devions évoquer la mémoire de l’un de ces volontaires Arbreslois qui a consacré une grande partie de sa vie à s’occuper des autres : Albert Gonnet dont le nom a été donné à la caserne actuelle , installée rue de Lyon. Espérons que la nouvelle conservera toujours son nom afin qu’il ne tombe pas dans l’oubliettes du temps, si ingrate pour les hommes exceptionnels de bonne volonté.

Cette revue se termine par la seconde et dernière partie de « Nuelles 14 18 » rédigé par Jean Paul Missire. qui a effectué un travail de recherche important sur les Nuellois morts au cours des combats de la Première Guerre mondiale.

Bonne lecture à tous selon la formule consacrée.

Daniel Broutier

Découvrir la publication